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Pour une nouvelle convention et un nouveau traité: Osons briser les pesanteurs institutionnelles !

Le 18/12/2013

Visite d’Angela MERKEL : Réaction de Jean ARTHUIS, Vice-Président de l’UDI, chargé de l’Europe

Angela Merkel s'est rendue à Paris pour rencontrer François Hollande, Mercredi 16 Décembre, à la veille d'un Conseil européen qui aura pour thème la Défense et les avancées européennes en matière d'intégration bancaire et politique. La Chancelière a dans ses valises des projets pour l'Europe, François Hollande serait bien inspiré de saisir la main tendue.

La politique européenne a tourné au ralenti pendant toute la période qui a précédé les élections allemandes. Au cœur de la crise l'Allemagne a été sollicitée, l'Allemagne a été observée et critiquée, et il faut dire que l'Allemagne n'a pas beaucoup bougé. La situation change. Auréolée d'un succès électoral sans précédents et flanquée d'un partenaire de coalition traditionnellement pro-européen, la chancelière lors de son discours d'investiture a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas: l'Europe a besoin d'évoluer vers une Union plus politique afin de légitimer les avancées économiques provoquées par la crise, bricolée à la hâte en contournant les Traité européens. L'Europe et les européens ont besoin d'un moment constituant dans lequel ils définissent ensemble les conditions du vivre ensemble sur le continent.
Hier, devant les membres du Bundestag, Angela Merkel déclarait: "On a une situation en Europe où chacun dit on peut tout faire évoluer, mais la seule chose qu'on ne peut pas changer, ce sont les traités. Je crois qu'on ne développera pas une Europe qui fonctionne de cette façon-là".
Dans une allusion à peine masquée à la France la Chancelière a ajouté: "Je sais que c'est parfois difficile de faire passer des changements de traités à l'intérieur des nations, mais qui veut plus d'Europe doit être prêt à modifier la législation de certaines compétences".
François Hollande répète à l'envi qu'il veut aller vers l'Union politique mais refuse de toucher à l'architecture institutionnelle. Il veut la fin sans y mettre les moyens. Traumatisé par le referendum de 2005 à l'occasion duquel François Hollande, alors secrétaire général du PS, a vu son parti se déchirer ne veut plus entendre parler de révision des Traités; peur de ne pas avoir la popularité nécessaire pour porter la bataille pour l'Europe, peur du manque de cohésion du PS sur l'Europe.  Mais le débat sur l'Europe ne peut être évité plus longtemps. A l'heure de la mondialisation, la sortie de crise passe par le renforcement de l'Union européenne.

L'UDI milite pour renforcer les liens entre les citoyens et l'Union européenne, condition du pilotage politique effectif de l'Europe. L'Allemagne est prête a parler d'Europe sérieusement, nous aussi!

 

 

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