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Jean Arthuis en déplacement au Luxembourg

Jean Arthuis en déplacement au Luxembourg

Le 14/05/2013

Jean Arthuis, Vice-président de l'UDI en charge du Projet européen, rend compte de son déplacement au Luxembourg

 

Je me suis rendu à Luxembourg les 14 et 15 mai pour mieux connaître et faire le point avec les responsables de trois institutions qui participent à la gouvernance de la zone euro :

 

-          Eurostat, l’agence chargée du contrôle des données macro-économiques (statistiques relatives à la croissance, l’inflation, les échanges commerciaux, les comptes publics) ;

-          Le Mécanisme européen de stabilité (étroitement lié au Fonds européen de stabilité financière) venant en aide aux Etats membres de la zone euro en risque de faillite (Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Chypre) ;

-          La Cour des comptes européenne, garante de la sincérité des comptes de l’Union européenne.

 

Mes entretiens m’ont permis de mesurer les progrès accomplis depuis le déclenchement de la crise des dettes souveraines (2004). Après dix années de divagation (1999-2009), trois années de fébrilité pour rompre avec les illusions (2010-2012), la raison et la cohérence commencent à émerger pour éviter le chaos. Trois avancées doivent être soulignées :

 

-          Eurostat a renforcé ses moyens de surveillance et dispose des pouvoirs de contrôle nécessaires pour débusquer et prévenir la cosmétique budgétaire. Je me réjouis des initiatives qui tendent à créer une « Direction de la comptabilité publique ». Il y a urgence à harmoniser la présentation des comptes publics, les méthodes d’évaluation et les procédures assurant la fiabilité des informations. Ces dispositions sont les gages de la confiance à l’intérieur de la zone euro et de l’Union européenne.

-          Le Mécanisme européen de stabilité (MES) couplé au Fonds européen de stabilité financière, constitue l’assurance de la mutualisation des dettes (globalement, 234 milliards ont pu ainsi être mis à la disposition de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande, de l’Espagne et de Chypre). Les efforts accomplis par les bénéficiaires sont reconnus par les investisseurs étrangers qui prêtent à des conditions parmi les plus favorables au plan international. Il reste à vérifier que la sortie de crise est proche. Le retour de la croissance et la résorption du chômage se font attendre.

-          Quant à la Cour des comptes européenne, elle accomplit un travail rigoureux. Elle tarde à s’exprimer avec plus d’autorité pour stigmatiser les dérives des Etats membres.

 

Au total, je considère que les instruments de redressement se mettent en place. Certains Etats tardent à engager les réformes structurelles dont dépendent leur compétitivité et l’équilibre de leurs finances publiques. C’est le cas de la France menacée de décrochage : baisse des cotisations sociales (50 milliards d’euros), compensée par une hausse de la TVA, révision de la durée du temps de travail (voir ma lettre au Premier Ministre), moratoire des normes financièrement insoutenables, réformes des retraites ambitieuse, « retraite à point » pour tous les Français. Nous sommes au pied du mur.

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